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The awkward love of Arab Muslims for the Neo-ottoman Sultan of Turkey

It was during a cold winter in Davos when Turkey’s Recep Tayyip Erdogan hit a political jackpot. Overnight he had become the Muslim and Arab world’s champion. It was the first time that Turkish and Israeli relations were in danger. During his last re-election, many hearts were close to God and raised their hands in prayer for Erdogan’s election victory.

After the Davos conference, thousands of people gathered at Ataturk airport, in Istanbul, to greet the Turkish prime minister, waving Turkish and Palestinian flags and chanting: “Turkey is proud of you”.

According to the Middle East Eye, the Islamic and Arab world, plagued for decades with rulers who are either secular despots, dictatorial monarchs or theocratic autocrats – all of whom pay no more than lip service to furthering the wellbeing of Muslims, is quick to revere anyone who is willing to publicly speak on their behalf, even if it fails to result in firm action.

Also, for the Middle East Monitor, while the Arab countries continue to be under oppressive, tyrannical regimes, whether monarchies or presidential systems governed by the military, they can easily search for a “Hero”. All these countries, with no exception, are corrupt, with the leaders and their hypocritical supporters benefitting from the country’s wealth while the vast majority of their people suffer from poverty, hunger, deprivation and illness, unable to make a decent living or receive adequate medical treatment.

During the previous years we have seen many articles from the Arab world praising the Sultan as “Erdogan is now the hero of the Egyptian street,” from one Egyptian blogger, complaining that Egypt was suffering from a severe shortage of national heroes.

Turkish AKP partly relates to the Middle Eastern “cult hero” phenomenon, whereby leaders seen to be defying the west or Israel, no matter how recklessly or for whatever selfish reasons, are elevated to heroes in the eyes of millions. This wannabe leader of the Arab world and Africa presents himself as a champion of the Palestinians to lure Arabs into his corner, while maintaining diplomatic, trade and intelligence ties with Tel Aviv.

To strengthen that relationship, both countries began planning the multi-billion-euro Mediterranean Pipeline Project, known as Med Stream, back in 2008 and more recently in 2017. The longterm goal of the undersea infrastructure project: To create a sophisticated pipeline system to facilitate the exchange of electricity, natural gas, crude oil and water.

The tender involved building a pipeline from Leviathan to the Turkish shoreline. Such a pipeline must necessarily pass through Cyprus’ Exclusive Economic Zone (EEZ).Cyprus has repeatedly stated it is opposed to an Israel-Turkey pipeline running through its EEZ until a comprehensive settlement of the Cyprus problem. Whereas Cyprus’ ally Israel would prefer to have Nicosia’s consent for the pipeline,in reality it does not need it (international waters).

Erdogan’s government since Davos has been quick to mobilise Turkish resources and dispatch aid to various places where Muslims have become imperilled, whether it be to Somalia or to the Rohingya in Burma. For Erdogan, championing the cause of the world’s Muslims has also helped him to bolster his reputation among his major constituents domestically – the Muslim conservatives.

As the Arab Spring kicked off in 2011, a confident Turkey hoped to restore some of its former Ottoman-era glory, positioning itself as a leader among the Sunni Muslim nations. It threw its weight behind Egypt’s Muslim Brotherhood and Syria’s rebels, just as it had backed Hamas in Gaza. Qatar proved an enthusiastic ally.

This strategy backfired when the Brotherhood was overthrown in Egypt and replaced by a military strongman who, backed by the region’s other status quo powers, chiefly Saudi Arabia, is restoring the pre-2011 status quo in Cairo. Syria’s Turkish-backed rebels lost ground and Bashar al-Assad held on to power in Damascus. These setbacks left Turkey looking weakened and isolated in the region — just at the time that Ankara’s relations with its long-standing NATO allies are fraying under Erdoğan.

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Syrie : les États-Unis veulent contenir l’influence de la Russie, l’Iran et Bachar el-Assad

La Turquie critique vivement le projet annoncé dimanche par la coalition internationale anti-jihadistes emmenée par les Etats-Unis de création d’une force frontalière forte de 30 000 hommes dans le nord de la Syrie, avec notamment des combattants des milices kurdes syriennes YPG considérés par Ankara comme “terroristes”.

“Nous prévenons que l’armée de l’air syrienne est prête pour détruire les cibles aériennes turques dans le ciel de la Syrie”, a déclaré le vice-ministre syrien des Affaires étrangères Fayçal Moqdad devant la presse.

Damas a prévenu jeudi Ankara que l’armée syrienne était prête à détruire les avions turcs qui tenteraient d’attaquer un bastion en Syrie d’une milice kurde considérée par la Turquie comme “terroriste”.

“Nous prévenons les dirigeants turcs que s’ils lancent des combats dans la région d’Afrine, cela sera perçu comme une agression de la part de l’armée turque contre la souveraineté” de la Syrie, a ajouté le responsable, cité par l’agence officielle Sana.

Menaces turques et russes!
Le président turc Recep Tayyip Erdogan a menacé lundi de lancer une opération contre une force que Washington souhaite constituer en Syrie avec notamment des combattants kurdes. La coalition emmenée par les Etats-Unis pour lutter contre le groupe Etat islamique (EI) avait annoncé dimanche la création de cette force frontalière pour “empêcher la résurgence” des djihadistes. Cette force doit comprendre des membres des Forces démocratiques syriennes (FDS), une alliance de combattants kurdes et arabes, selon la coalition.

Dans ce contexte, le chef de l’état-major turc Hulusi Akar et le patron des services de renseignement turc Hakan Fidan se sont rendus jeudi à Moscou où ils doivent évoquer avec le chef de l’armée russe la situation en Syrie, a indiqué l’armée turque. La Russie met en garde contre le «risque d’effondrement du pays», tandis que la Turquie menace «d’éliminer les nouvelles unités à la frontière».

  • Le PKK et le FDS

Les FDS contrôlent actuellement deux vastes territoires autour des villes de Manbij et d’Afrin au nord-ouest du pays, et tous les territoires sur la rive gauche de l’Euphrate jusqu’à la frontière irakienne. Entre les villes, le territoire est contrôlé par les forces turques et l’opposition syrienne depuis l’opération turque Bouclier de l’Euphrate dont l’un des objectifs consistait à éliminer les Kurdes des territoires situés près de la frontière turco-syrienne. En mars 2017, Ankara a annoncé la fin de l’opération réussie mais continuait de menacer régulièrement d’une offensive contre Manbij et Afrin.

Or, les FDS sont dominées par les Unités de protection du peuple kurde (YPG), une milice kurde considérée par la Turquie comme l’extension en Syrie du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), une organisation kurde qui livre une sanglante guérilla contre Ankara depuis 1984. Le président Erdogan, qui craint de voir les milices kurdes syriennes s’implanter durablement à la frontière avec la Syrie, a affirmé que l’armée turque était “prête” à lancer une opération “à tout moment” contre les bastions des YPG à Afrine ainsi qu’à Minbej.

  • Les Etats-Unis calment le jeu.

Εn général, une certaine confusion règne sur les intentions des États-Unis dans le nord de la Syrie. Mercredi, Rex Tillerson, le secrétaire d’État, a cherché à lever le doute sur la réalité de l’engagement américain en Syrie. «Il est crucial, pour notre intérêt national, de maintenir une présence militaire et diplomatique en Syrie», a affirmé le chef de la diplomatie américaine, lors d’un discours à l’université de Stanford en Californie.

Tillerson a énuméré les objectifs que s’assigne Washington, en restant en Syrie. D’abord «que l’EI ne refasse surface». «L’EI, a-t-il dit, a actuellement un pied dans la tombe, et en gardant une présence militaire américaine en Syrie, il en aura bientôt deux». Rex Tillerson a appelé à ne pas «faire la même erreur qu’en 2011» lorsqu’«un départ prématuré d’Irak a permis à al-Qaida de survivre» dans ce pays avant de muer pour donner vie à l’État islamique.

D’autre part, en restant en Syrie, les troupes américaines entendent lutter contre le renforcement de la présence iranienne dans ce pays. «Un désengagement américain» fournirait à l’Iran, bête noire de l’administration Trump, «une occasion en or de renforcer encore davantage ses positions en Syrie», estime Tillerson. Washington veut éviter qu’à terme, l’Iran ne puisse «se rapprocher de son grand objectif, le contrôle de la région», a martelé le chef de la diplomatie américaine.

«Un retrait total du personnel américain à ce stade aiderait Assad à continuer de brutaliser son propre peuple. »

Rex Tillerson, chef de la diplomatie américaine

Enfin, les États-Unis ne veulent rien faire qui puisse aider Bachar el-Assad à rester au pouvoir. «Un retrait total du personnel américain à ce stade aiderait Assad à continuer de brutaliser son propre peuple», a-t-il justifié. Or, a ajouté Tillerson, «une Syrie stable, unie et indépendante nécessite, in fine, un leadership post-Assad pour voir le jour».

  • Le ministre turc des Affaires étrangères Mevlüt Cavusoglu a assuré que les déclarations américaines sur la Syrie étaient “insatisfaisantes”.

Malgré l’apaisement américain, la Turquie a fait savoir jeudi qu’elle n’était «pas satisfaite» par les dernières déclarations du Pentagone. «Nous avons besoin de voir des mesures concrètes», a insisté le chef de la diplomatie turque Mevlüt Cavusoglu, lors d’un entretien à la chaîne de télévision CNN-Türk.

Mais avant de lancer une offensive militaire contre les Kurdes syriens, Cavusoglu a affirmé la nécessité de se «coordonner» avec la Russie, dont des soldats sont déployés comme «observateurs» à Afrin, afin d’ «éviter tout accident». «Il ne faut pas qu’elle (la Russie) s’oppose à une opération à Afrin», a souligné le ministre turc des Affaires étrangères.

Est-ce que la Russie va attaquer les Kurdes pour ses propres intérêts? 

*Sources: Sputnik, Anadolu, Paris Match, Le Figaro.Fr//Turkish forces surround Kurdish enclave in northern Syria :(source: al Masdar news)