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Mise à jour de la situation en Syrie & Irak en date du 14 Décembre, 2016


*situation décrite par les médias, les sources et la réalité,comme elles décrivent sur place, ne peuvent pas être vérifiées. Il s’agit d’une guerre où la propagande se propage très facilement à travers les medias.

La guerre en Syrie a entamé sa sixième année. Un printemps arabe qui a fini en détruisant tout le pays.  Une guerre qui a fait des centaines de milliers de morts et des millions de déplacés internes et réfugiés. Un pays ravagé et détruit, on pourrait pourtant être pardonné de penser que c’est une situation sans précédent et du jamais vu en Syrie. Certes, le pays a déjà connu des guerres civiles, mais en ce qui concerne le bilan humanitaire, la guerre est l’une des pires ou peut-être la pire qu’on a vécu pendant l’histoire récente du Moyen-Orient.

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En attendant le pire après la prise de Palmyre? Pourquoi l’état islamique ne peut pas être arrêté?


Prise de Palmyre par l’État islamique : pourquoi une telle inaction de la coalition?
VOX monde

– L’État islamique s’est entièrement emparé de Palmyre ce jeudi. Hadrien Desuin, dénonce l’inaction de la coalition qui préfère sacrifier la cité antique plutôt que d’apporter son concours à Bachar al-Assad.

Le 13 mai, l’offensive de l’État islamique débutait à Palmyre, carrefour névralgique du désert syrien et vestige antique d’une civilisation bel et bien disparue.

Deux grosses larmes de crocodiles ont coulé sur les joues de Laurent Fabius et François Hollande. Une semaine plus tard, une contre-offensive djihadiste fait reculer l’armée syrienne fidèle à Bachar Al-Assad. Laquelle doit céder à nouveau le nord de la ville après l’avoir repris quelques heures. Les combats continuent, pourtant la coalition anti-Daesh emmenée par les occidentaux détourne pudiquement le regard.

Les combats continuent, pourtant la coalition anti-Daesh emmenée par les occidentaux détourne pudiquement le regard.

Elle continue de bombarder avec succès les positions djihadistes face aux kurdes, hier à Kobané et aujourd’hui à Hassaké, mais Palmyre l’indiffère. Quelques raids aériens bien guidés auraient pu stopper net les colonnes du Djihad. Mais parce que ce sont des alaouites qui résistent à la barbarie, rien ne sera fait.<
L’indignation de la communauté internationale est unanime, la directrice générale de l’Unesco Irina Bokova s’active pour sauver Palmyre. Jack Lang, président de l’institut du monde arabe, a pris les accents des soldats de l’an II sur Europe 1: «il faut massacrer ces massacreurs et sauver Palmyre!» Décidément ses camarades font peu de cas de nos racines gréco-latines. La culture n’a pas d’importance quand les «méchants» la défendent. Comme si l’Occident ne parvenait pas à sortir de son manichéisme pour prendre la moins mauvaise des solutions.
Cette indignation stérile s’explique aisément: la bataille de Palmyre remet en cause le dogme de l’alliance tacite entre Bachar et l’EI. C’est le conte que rabâche depuis quatre ans les chantres de «l’opposition syrienne»: Bachar et l’EI sont alliés, ils sont les deux têtes d’un même hydre bicéphale.

Tandis que des combats opposent depuis des années les troupes loyalistes aux soldats du califat à Der Ez Zor, à Damas et ailleurs; tout est fait pour minimiser sinon effacer la part que prend l’armée loyaliste dans la lutte contre Daesh.

Une fable qui cède le plus souvent à la facilité complotiste: l’EI est une créature de Bachar Al-Assad. Conclusion imparable des derniers rêveurs du printemps arabe: pour vaincre Daesh, il faut renverser Bachar. Et si, après Palmyre, c’était l’État islamique qui renversait Bachar, le maître de Damas serait-il encore coupable?

Parce qu’on préfère sacrifier un pan entier de notre civilisation plutôt que de donner une victoire à Bachar, rien ne sera fait pour sauver Palmyre.
Soucieuse de se montrer réactive, la diplomatie française se hâte lentement. Elle a décidé de prendre une initiative bien de chez nous; Ses partenaires internationaux, dont John Kerry, sont invités le 2 juin à Paris, pour une réunion. Mais que sera Palmyre dans douze jours? Il suffit d’un ordre pour modifier la trajectoire de nos aéronefs qui bombardent l’EI de l’autre côté de la frontière syrienne. On voudrait enterrer Palmyre discrètement qu’on ne s’y prendrait pas autrement.
Parce qu’on préfère sacrifier un pan entier de notre civilisation plutôt que de donner une victoire à Bachar, rien ne sera fait pour sauver Palmyre. Dans une quinzaine de jours, quand nos diplomates se réuniront au quai d’Orsay, les ruines fumantes de la ville porteront d’autres stigmates que celles du temps, celles de la furie et de l’indifférence des hommes, celles des duels d’artillerie. Une deuxième fois, et quelque soit le vainqueur, Palmyre sera détruite.

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