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La Guerre en Syrie comme un coup de théâtre infini : Analyse


C’était 15 mars 2011. La Syrie, gouvernée d’une main de fer depuis 40 ans, d’abord par Hafez al-Assad, puis par son fils Bachar, est rattrapée par le printemps arabe. Des manifestations, pourtant interdites par une loi d’urgence de 1963, sont organisées à Damas et plusieurs villes du pays. Que voulaient-ils dénoncer? Il s’agissait plutôt de manifester contre la corruption, la tyrannie et le régime dans ce pays. Cependant,  quelques jours plus tard, des manifestants sont tués à Deraa, dans le sud du pays. La révolte, qui deviendra la guerre, vient de commencer.

Selon Wikipedia, depuis mars 2011, le conflit a fait autour de 500 000 morts d’après les estimations de diverses ONG. Des attaques à l’arme chimique et de nombreux massacres, crimes de guerre et crimes contre l’humanité ont été commis, principalement par le régime syrien et par l’État islamique. Le camp loyaliste syrien est responsable de la grande majorité des victimes civiles de la guerre ; par ses bombardements aériens massifs et par la répression exercée contre l’opposition, qualifiée de politique d’« extermination » par l’ONU : entre 70 000 et 200 000 personnes ont disparu dans les prisons du régime, au moins 17 000 d’entre elles y ont été torturées à mort et plus de 5 000 à 13 000 autres ont été exécutées par pendaison, principalement dans la prison de Saidnaya. (Source pas vérifiée

 

Le nouveau (dés)ordre mondial ?!

À partir de 1989, avec la Chute du mur de Berlin, la disparition de l’Empire soviétique et la fin du système bipolaire où les relations entre les blocs soviétique et américain étaient régulées par la peur d’une destruction mutuelle créant une certaine paix. Avec les années 1990, on entre dans une période intéressante où les cartes commencent à être redistribuées. Il y a à la fois l’idée qu’on entre dans un nouvel ordre mondial avec l’idée que les États-Unis sont la seule superpuissance, mais surtout qu’on arrive à une période pacifiée où l’ONU va enfin pouvoir jouer son rôle et permettre de mettre la guerre hors-la-loi puisque l’ONU visait à assurer la paix et la sécurité mondiale, donc, désormais cela va être possible de rentrer dans une période assez optimiste. C’est une époque où la plupart des problèmes pouvaient potentiellement être réglés par l’envoi de Casques bleus et à partir de là, on entrerait dans une aide positive récoltant les dividendes de la paix de la fin de la Guerre froide.

À partir de 1989, la tendance s’est inversée avec les guerres civiles qui prennent le dessus. Il y a l’impression que les États ne sont plus les acteurs principaux de la guerre et qu’il y a un retour de la violence interétatique. Des acteurs tels que les terroristes, les milices les mafias ou encore les gangs reviennent sur le devant de la scène. Ces modes de violences avaient soi-disant était domestiqués par l’État. L’élément qui revient le plus est qu’autant la souveraineté a été importante afin de structurer le système interétatique, autant à partir de ce moment-là est remis en question la souveraineté et sa capacité à pouvoir réguler la violence.

Chez Thucydide on trouve, en s’appuyant sur le cas de la guerre du Péloponnèse, que la pensée stratégique suppose une transgression des règles communément admises de la guerre. Il découvre que la ruse constitue la qualité essentielle du stratège, qui lui permet de contourner les règles et de provoquer la surprise chez l’ennemi.

La guerre n’existe pas en soi. Elle est ce que les hommes en font en la pratiquant. La guerre n’est que l’image spéculaire de ce que sont les hommes. Si elle est dénoncée comme « folie », c’est à cause de leur démence ; si elle est dénoncée comme « agression et tuerie », c’est à cause de leur brutalité ;si elle est dénoncée comme « flagellation », c’est à cause de leur despotisme ; si elle est dénoncée comme « cruauté »,» destruction », « désolation » et « massacre », c’est à cause de leur sauvagerie, de leur barbarie ; si elle est dénoncée comme « peste », « horreur », c’est à cause de leur monstruosité ;si elle est dénoncée comme « terreur », c’est à cause de leur banditisme ; si elle est dénoncée comme « corruption », c’est à cause de leur méchanceté ; si elle est dénoncée comme « impiété », c’est à cause de leur perversité ; si elle est dénoncée comme « enfer », c’est à cause de leur satanisme.

Ainsi, les intérêts importants dans le mélange explosif de la  crise syrienne sont dangereusement contradictoires:

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The New Balance of Power in the Middle East – Analysis (2)


Iran, Iraq, Lebanon & “Kurdistan”

As Bernard-Henri Levy said (who i don’t like personally for a very obvious reason)“The Kurdish nation is persecuted for ages and condemned to death by ISIS jihadis, but this people have survived and their executioners are dead. This is one of the strongest elements of legitimacy of a nation”

“An independent Kurdistan it will be a little state in size but big in value,” Levy concluded. “There are many examples in the world. Many small states in size but big in value, fight and commitment,”“And the Kurds fighting against ISIS is a sign that the moment will come and very soon I hope.”

Nonetheless, one of the fundamental questions regarding the creation of an independent state called Kurdistan is under what conditions stability will prevail in the Middle East after the creation of such a state. An independent Kurdistan, strengthened by resolute US support, probably will disrupt any territorial ambitions from Iran as Kurds . In the Kurdish population both sects Shia Sunni are represented, but the majority is the Sunni group. If we consider alevism part of shiism, it is usually said around 75% of Kurds are Sunni, 20% Shia and 5% for other religions. Continue reading The New Balance of Power in the Middle East – Analysis (2)