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Une affiche anti-chrétienne diffusée par l’AKP Belgique provoque de vives réactions et inquiète l’Europe


*Dernier fait: L’AKP en Belgique dément d’avoir diffusé cette affiche sur Facebook. Puisque ce blog n’a pas d’info venant directement du bureau de M. Zuckerberg on retient le fait que le message est bien passé sur la population qui soutient M. Erdogan et le message de cette  affiche se partage sur les comptes Twitter et ailleurs par ses supporteurs. 


Espèrons que la Turquie va revenir à ce qu’il était il y  a quelques années,un pays stable et ouvert d’esprit, en plein essor et héritier d’une histoire millénaire et diversifiée. Néanmoins, depuis le coup de Juillet 2016 le pays vit dans la régression et l’instabilité.

Publiée plus tôt ce mois-ci sur les réseaux sociaux via le compte « AK Parti Belçika », cette affiche provoque de vives réactions à cause de son graphisme ainsi que son texte hostile à la religion chrétienne. Le parti d’Erdogan avait déjà fait beaucoup parler de lui il y a quelques jours à l’occasion d’un meeting controversé au cœur de Bruxelles.

Le Parti de la justice et du développement (AKP), qui a remporté haut-la-main les élections législatives l’année dernière en Turquie, a obtenu 69,40% des 55.423 votes exprimés en Belgique,selon l’agence de presse officielle Anadolu.

 Cette lutte est la lutte entre le croissant et la croix… Réunissons-nous sous le croissant. Vous verrez que nous serons très nombreux  ! », voici le contenu de l’affiche publiée sur le compte Facebook de l’AKP Belgique ce vendredi après-midi. La page, qui se présente comme une page officielle tenue par des volontaires du parti du président turc Erdogan, est suivie par près de 50.000 internautes. La page publie régulièrement des photos et des événements concernant le parti et ses activités en Belgique. Elle diffuse également des affiches, dont cette dernière qui fait actuellement polémique. Aussitôt retirée,  ils ont dementi de l’avoir mis en ligne mais le message a eu suffisamment du temps  à créer la polémique et il a été repris et twitté à nombreuses reprises sur Twitter par des comptes pro-Erdogan.

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Avec son slogan et son graphisme assez belliqueux, l’affiche a suscité de vives réactions au sein de la communauté turque du pays. «  C’est inadmissible, il faut dénoncer cette affiche  », s’insurge Dogan Ozguden, fondateur du site belgo-turc Info-Turk, choqué par cette publication. «  C’est de la propagande islamiste hostile à la chrétienté alors qu’il y a de nombreux ressortissants turcs qui sont chrétiens  », assure-t-il.

Malgré la dérive  du régime turc, les dizaines de milliers de personnes enfermées pour délit d’opinion, les centaines de journalistes sous les verrous, et malgré les portes fermées à la propagande islamiste de l’AKP en Suisse, en Allemagne, aux Pays-Bas, il y en a beaucoup de Turcs qui soutiennent Erdogan au coeur de Bruxelles. Pendant ce temps, l’Allemagne et les Pays-Bas sont qualifiés de « nazis » par le président Erdogan, qui « exige des excuses écrites ».

La campagne de propagande prévue pour inciter les ressortissants turcs en Europe à soutenir l’extension des pouvoirs du président Erdogan lors du référendum du 16 avril fait long feu. Cela enrage à Ankara. L’ambassadeur des Pays-Bas a été expulsé de Turquie.

Ni l’Allemagne, ni l’Autriche, ni les Pays-Bas n’ont accepté que des réunions publiques de soutien à Erdogan se déroulent sur leur sol. En réponse, les gouvernements de Berlin et de La Haye ont été insultés et menacés de représailles par le maître d’Ankara qui est allé jusqu’à évoquer à leur propos le nazisme et le fascisme.

Pour bvoltaire.fr l’outrecuidance du président turc à l’encontre de l’Europe n’est pas neuve. Elle fait partie du personnage et vient de franchir un pas de plus. Elle est inacceptable. Or, tandis que la ministre turque de la famille était expulsée des Pays-Bas et le ministre des affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, refoulé, la France accueillait ce dernier et autorisait une réunion publique à Metz durant laquelle il a appelé à voter en faveur de l’augmentation des pouvoirs présidentiels lors du référendum du 16 Avril.

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Libération.fr & Le Monde.fr :Propagande prorusse sur Alep : qui est cette «journaliste indépendante» qui cartonne sur le Web ?


ENglish:”Hello i’m also back from Syria. I went there as an independent journalist and photographer. Please like and share. PS: Don’t forget to tell your family :)”: This is what some so-called activists are saying on the media. But who are they? For some people this post will  strike them as another collection of snippets uncritically gathered up from the mainstream corporate press. As a result, it may seems to suffer for them from the same kinds of defects all too prominent in the mainstream media.  But where’s the truth? Can we trust 100% medias such as RT.COM, Global Research and 21 Century Wire and on the other hand CNN, the Guardian, Hürriyet, Jpost etc? The sure thing is there’s a lot of propaganda out there from pro-Assad, against Assad, from Turkey and beyond. Maybe i sound controversial, but nothing is 100% easy these days. Truth is somewhere between…

Edito:La coalition française américaine est en train de bombarder Mosul avec l'appui de l'armée irakienne sur le sol. La Russie fait la même chose à Alep avec l'aide de l'armée syrienne au sol . Pourquoi nos médias se réveillent maintenant et de focalisent que sur Alep ? Les bombardements de Mosul ne tuent personne ? Al qaeda vaut mieux que l'états islamique pour nos gouvernants ? Il y a des images de foules fuyant Alep remerciant les soldats de l'armée régulière syrienne ...
Ce que je n'arrive pas à comprendre c'est l'intérêt portée à une vidéo aussi vide. Elle démonte rien du tout, y a pas un seul argument concret. Le seul truc qu'elle dit c'est que les sources occidentales sont fausses et les siennes sont vrais. C'est d'une nullité et d'une inutilité affligeante.

Une soit-disant journaliste qui critique une soit-disant journaliste. je pense qu’on peut tomber d’accord sur ça ? Suivre les actualités sur la guerre civile syrienne me rend de plus en plus critique envers nos média traditionnels. S’il ne fait aucun doute que les russes et syriens (pro et contre Assad) utilisent en masse la propagande, je suis très déçu que des blogueurs sur WordPress se fassent piégés ou même ne répètent sciemment que la propagande inverse.

Derrière la guerre meurtrière en Syrie se cache aussi un combat médiatique. La victoire de l’armée syrienne sur les rebelles à Alep, mardi 13 décembre, s’est accompagnée de fausses images et d’intox qui compliquent encore un peu plus la tâche à qui veut s’informer sur la situation en Syrie. Et si beaucoup viennent du camp favorable à Bachar Al-Assad, les soutiens des rebelles versent eux aussi dans la désinformation.

C’est une vidéo censée «démonter en deux minutes la rhétorique des médias traditionnels sur la Syrie». Partagée par le site prorusse RT News en français le 13 décembre, elle a été vue plus de 400 000 fois. Et reprise par des sites prorusses de la fachosphère comme «le Salon beige», «Egalité et Réconciliation» ou le site complotiste «Réseau international». La version sous-titrée en allemand par RT a été vue près de 600 000 fois, et l’une des versions publiées sur Facebook plus de 2 millions de fois.

On y voit une femme présentée comme une journaliste indépendante canadienne répondre à un confrère norvégien sur les «mensonges» des médias mainstream et leur agenda sur la Syrie. En fond, le logo des Nations unies. Ce qui laisse croire que la conférence de presse à laquelle participe cette «journaliste» est organisée par l’ONU. Elle y déroule tout le discours traditionnel de la propagande prorégime sur le conflit en Syrie : il n’y a pas de journalistes ni d’ONG internationales sur place et leurs seules sources viendraient d’activistes (voire de «terroristes») (il existe pourtant de nombreuses sources qui permettent de rendre compte de ce qui se passe sur le terrain, comme l’explique Arrêt sur images), les Casques blancs ( Eyes on Europe& Middle East note: les white helmets qui sont controversés et qui ont été pressentis pour recevoir le nobel de la Paix, sur ce point je suis d’accord avec Mme Barlett) seraient inconnus à Alep, etc., etc. Comment sait-elle tout ça ? Elle affirme s’être rendue plusieurs fois en Syrie, Alep compris, et avoir recueilli des témoignages d’habitants qui soutiennent le régime syrien et ne seraient jamais interrogés par les médias mainstream. Dernier argument : la population soutiendrait massivement Al-Assad, en témoignent les résultats des élections de 2014 (organisées dans les zones contrôlées par Damas et qualifiées de «non-élection» par Washington et de «farce» par Laurent Fabius, alors ministre des Affaires étrangères).

Dans ces deux minutes de vidéo, la soi-disant journaliste ne révèle en fait rien de nouveau. C’est un extrait d’une conférence de presse de près d’une heure, où ces mêmes arguments ont été répétés inlassablement par tous les participants, qui dénoncent en chœur «le rôle des médias dans ce projet impérialiste». Ce qui fait son succès, c’est qu’Eva Bartlett, la journaliste, répond à un autre journaliste, représentant de ces médias mainstream et propagandistes. Kristoffer Ronneberg est le correspondant aux Etats-Unis du journal norvégien Aftenposten.

  • Par ailleurs, la conférence s’étant tenue aux Nations unies, cela lui donnerait une certaine légitimité. Ce n’est absolument pas le cas.

L’événement n’a pas été organisé par l’ONU mais par la Mission permanente de la république syrienne aux Nations unies, l’équivalent de son ambassade qui, à ce titre, a le droit d’utiliser les salles de presse de l’ONU sans aucun contrôle de l’institution internationale. C’est donc le régime syrien et une organisation appelée Hands off Syria, qui se présente comme étant contre l’interventionnisme en Syrie, qui sont à l’origine de l’événement. Kristoffer Ronneberg s’y est rendu car l’ambassadeur de Syrie à l’ONU était attendu (il n’était finalement pas présent). Le journaliste n’avait jamais entendu parler des autres participants et a maintenant l’impression d’être devenu, à son insu et à son grand regret, «une petite pièce dans une grande guerre de propagande».

Eva Bartlett, qui n’a pas répondu aux questions de Libération, se présente comme une «journaliste indépendante». Mais ses publications révèlent le profil d’une activiste pro-régime syrien qui écrit régulièrement sur «les mensonges occidentaux», que «l’ONU étouffe les crimes de guerre», et appelle à «déconstruire le récit occidental» ou encore affirme que «les médias occidentaux ignorent la réalité». Ses écrits sont publiés sur Russia Today, un site prorusse financé par Moscou, le site conspirationniste qui se donne des airs de think tank Global Research ou l’American Herald Tribune, site lui aussi ouvertement prorusse qui joue sur la confusion avec l’International Herald Tribune.

  • POURQUOI C’EST CONTESTABLE selon le Monde

Mme Bartlett aborde le défi des médias étrangers de couvrir la situation à Alep à distance, à partir de plusieurs sources : déclarations officielles des autorités, témoignages de militants de l’opposition sur place, de civils, « journalistes » citoyens, travailleurs d’ONG… Sachant que, quelle que soit la source, le fait d’être « sur place » ne garantit pas une objectivité absolue.

Mais l’analyse qu’elle fait en partant de ce constat est pour le moins partiale. D’abord à propos des civils. Les journalistes du Monde à Beyrouth sont par exemple au contact de personnes qui ont fui Alep, et certains récits valident tout à fait l’existence de civils victimes des forces syriennes. Leurs chroniques de l’écrasement de la rébellion se fondent aussi sur des sources institutionnelles, mais également, par exemple, sur les récits de contacts sur place.

On peut également citer, parmi d’autres exemples, le travail de Karam Al-Masri, correspondant de l’Agence France-Presse (AFP) à Alep, qui vient de recevoir le Grand Prix de la Fondation Varenne dans la catégorie « journaliste reporter d’images ». Un « Making-of » de l’AFP publié en septembre qui raconte son parcours et le récit de sa collaboration avec l’agence permet ainsi d’aller au-delà du cliché de l’absence totale d’informations venant de la zone pour les médias étrangers.

  • L’intox du « dernier hôpital d’Alep »

L’argument revient beaucoup, notamment chez les pro-Assad en France : il s’agit de pointer le fait qu’il y aurait une manipulation de l’information. Pour preuve, l’histoire récurrente du « dernier hôpital d’Alep ». Djordje Kuzmanovic, du Parti de gauche, a ironisé sur Twitter au sujet de cet événement qui se serait produit « quinze fois en six mois » :

  • POURQUOI C’EST DOUTEUX

C’est Olivier Berruyer, blogueur économique – qui frise souvent le conspirationnisme – qui a inspiré cette idée, en compilant sur son blog une série de Tweets évoquant la destruction du « dernier hôpital d’Alep » sur une période de plusieurs mois. Le site conspirationniste Réseau international a fait le même type de décompte, dénonçant un matraquage médiatique.

Mais la compilation du blogueur est composée de messages venus d’un peu partout dans le monde, et pas forcément de journalistes. On y trouve pêle-mêle un consultant en stratégie vivant aux Etats-Unis, un chercheur londonien, une télévision pakistanaise, un compte qui se revendique du réseau Anonymous… Attribuer à ces initiatives isolées la qualité de « média » semble pour le moins exagéré.

Dans sa compilation, M. Berruyer fait aussi dans la caricature : ainsi, il évoque un titre de L’Obs évoquant « le plus grand hôpital d’Alep-Est » (et non le dernier ou le seul), ou une lettre de la direction de la santé de la ville évoquant des « attaques systématiques qui ont ciblé les hôpitaux d’Alep ». Et, là encore, non « le dernier ».

Sur la vingtaine d’éléments recensés par le site, moins de la moitié (et à seulement trois périodes) annonçait en fin de compte la destruction du dernier hôpital d’Alep avant novembre, et l’annonce par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) du fait que tous les hôpitaux aux mains des insurgés étaient hors service. On est donc loin d’une fausse information répétée quinze fois à tort.

S’il est évident qu’il y a des exagérations et de la propagande des deux côtés du conflit, il est difficile de se contenter de cette présentation tronquée des faits, qui passe un peu vite sur une réalité : depuis plus d’un an, des hôpitaux sont régulièrement la cible de bombes à Alep, entraînant une situation humanitaire de plus en plus dramatique. Une situation dont Le Monde a parlé à de nombreuses reprises à la suite de nouvelles destructions (qui correspondent aux périodes mentionnées ci-dessus), notamment en février, en juin, en juillet, en octobre ou encore en novembre.

Le but de ce type de contenus, sous le prétexte de critiquer l’imprécision ou les médias, est évident également : il s’agit, en creux, de minimiser les souffrances de la population.

  • La Syrie se défend avec une photo prise… en Irak

Bashar Jaafari, ambassadeur de Syrie à l’Organisation des Nations unies (ONU), a rejeté toute accusation de violences envers les civils par les forces armées syriennes, lors d’une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU le 13 décembre. « Voici ce que fait l’armée syrienne à Alep », a-t-il notamment déclaré, brandissant une photographie d’une civile grimpant sur le dos d’un soldat.

image: http://s2.lemde.fr/image/2016/12/15/534×0/5049092_6_d5c0_2016-12-14-f73f283-6505-1rae1cs-i42tymn29_ec419d3f7362b56c78651cae0a48000f.png
http://webtv.un.org/ BuzzFeed
  • POURQUOI C’EST FAUX

Comme l’a relevé BuzzFeed, la photographie a en fait été sortie de son contexte. Il ne s’agit pas d’un soldat syrien, mais d’un milicien des Forces de mobilisation populaire irakiennes. Cette photographie a été relayée par des sites d’information arabophones après la bataille de Fallouja, à l’été.

Original Source: Libération.fr & Le Monde.fr

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Featured Image Credit:Twitter